Sous un gouvernement qui dysfonctionne, sortir du cadre pour voler de ses propres ailes devient très difficile à imaginer. Et, si on en rêve, beaucoup essaieront de nous ramener « à la raison ». Au-delà des difficultés budgétaires, nous avons tous une barrière mentale qui veut nous faire revenir dans cette « norme » imposée.
Cette barrière ressemble à une corde invisible: c’est notre propre dualité et toutes les croyances limitantes qui nous ont construits. Alors, comment s’émanciper du système aujourd’hui ? C’est la question que je me suis posée depuis de nombreuses années.
Comme une envie de liberté
L’émancipation, c’est un sujet qui est dans nos esprits depuis longtemps mais plus largement depuis le confinement de 2020. Nous ne pouvons plus subir la torture d’un monde qui ne veut que nous utiliser, nous essorer et nous rendre malades.
Depuis mon burn-out, le sujet principal de ma thérapie est : apprendre à m’aimer pour ce que je suis et non pas pour ce que je fais. Vous connaissez peut-être déjà le sujet : c’est ce sentiment qui pourrait me permettre de me valoriser juste en existant, et non pas en ayant forcément produit quelque chose d’incroyable. Pour la plupart des personnes, le souci de la performance vient combler le manque d’estime de soi. C’est aussi une croyance qu’on nous a implantée depuis le plus jeune âge, qu’il faut être utile à la société et productif.
Alors aujourd’hui je consulte une psychologue en grande partie à cause de ces croyances que le système a besoin de nous inculquer.
Pour reconstruire mon estime de moi, il ne s’agit pas de me contenter d’exister mais d’être entièrement moi. Cela implique d’accepter toutes mes facettes, y compris mes rêves les plus grands et ceux qui paraissent « irréalistes ». Je n’ai plus le choix, car, depuis septembre, mis à part l’écriture, je n’ai pas pu reprendre d’activité professionnelle quelconque.
L’art de faire avant d’être
Comme beaucoup de personnes de ma génération, j’ai grandi dans un environnement dans lequel on prône le savoir-faire à tout prix. Ce qui importe dans ce cadre sont : les résultats → la rentrée d’argent pour le confort matériel. Bref, en priorité le concret et le palpable.
C’est un monde dans lequel on doit prouver que l’on a sa place. Si rien n’est fait, alors nous sommes dénués de valeur.
Le monde dans lequel nous vivons est un monde totalement fou où il faut sans arrêt être productif.
À une époque, on pouvait nous dire que nous y gagnions puisqu’il s’agissait d’améliorer son niveau de vie, mais aujourd’hui, cela ne fonctionne plus depuis 2010. Le niveau de vie n’augmente plus, mais, en revanche, tout le reste continue d’augmenter.
L’humain contre la nature
Depuis que l’homme est homme, il est gourmand de confort et de profit. Cependant, depuis quelques années déjà, en France, nous nous apercevons que cette économie ne profite plus aux travailleurs. Même si c’est le cas depuis plusieurs années, je vois autour de moi des Français qui commencent à se réveiller et à comprendre que c’est bel et bien le système qui se fout du peuple.
Excusez-moi pour celles et ceux qui seront vexé(e)s, mais les personnes qui sont encore endormies par ce système iront clamer l’exacte parole des puissants : “c’est pas de la faute du système, c’est de la faute des pauvres, des migrants et autres parasites de la société.” Puisqu’il faut un responsable et qu’on oriente facilement les croyances des gens, autant désigner les plus faibles. C’est une technique qui a fait ses preuves depuis longtemps.
Les croyances politiques
Certes, si le social coûte cher au pays, il n’en est responsable en rien : c’est uniquement le résultat d’un pays malade de l’intérieur.
Selon mon opinion (politique visiblement), on devrait pouvoir continuer à protéger les plus démunis, les personnes handicapées, ainsi que les personnes qui ont besoin de retrouver un travail. J’émets une opinion et j’ai conscience que ce n’est pas mon métier, cependant un système qui divise le peuple est largement suspect.
On parle d’économie, on parle de politique mais plus que jamais, l’être humain a besoin d’ouvrir les yeux pour s’émanciper du système et mieux vivre avec les autres. Parce que les personnes frustrées sont plus enclines à détester leurs voisins alors que nous avons besoin de nous entraider.
Quand le système ne fonctionne plus
Nos peurs et nos habitudes de consommation sont un levier pour mieux nous rendre dépendants d’un système défaillant. Aussi, le fait d’entrer dans une « norme », un modèle à reproduire peut être très sécurisant. Cela comble notre besoin d’appartenance à un groupe, ce dont nous avons besoin pour nous sentir en sécurité. Puis il est confortable de suivre une trame que l’on nous a donnée sans réfléchir. Finalement, ça nous évite tellement de questions existentielles.
Le modèle à reproduire que l’on nous a vendu pour être « heureux » : trouver un travail stable, devenir propriétaire ; vivre en couple, se marier et enfanter. La réalité, c’est que ce modèle nous endette fortement et encore plus aujourd’hui, alors beaucoup réalisent que ce n’est plus viable.
Sortir de ce cadre demande d’affronter sa peur de perdre du confort. Et, la peur profonde de perdre la sécurité se manifeste. Alors, l’être humain préfère se prémunir de ce qu’il pourrait perdre, plutôt que de prendre un risque vers un avenir inconnu.
Les premières peurs qui nous bloquent :
- ne plus pouvoir trouver de travail
- ne pas réussir à avoir un logement
- ne pas partir en vacances
- ne pas pouvoir se payer la nourriture de supermarché (nourriture dite « essentielle » : Coca-Cola, Nutella, chips)
- ne pas pouvoir se déplacer en voiture
- ne plus pouvoir régler ses crédits
- ne plus pouvoir payer ses factures et ses abonnements de consommation
- se retrouver « à la rue »
Toutes ces peurs sont indispensables au système pour pouvoir nous forcer à nous rendre à nos obligations. Comme le feraient les rats dans l’expérience des rats plongeurs de Didier Desor (voir l’article), la répartition des rôles amène une hiérarchie qui utilise la peur afin d’imposer une autorité. Nos peurs et notre besoin d’appartenir au groupe nous incitent à accepter une autorité.
Au revoir le confort moderne
Cependant, avoir un confort moderne demande de faire partie de ce système. Nous sommes friands des nouveautés technologiques, d’objets en nombre, nous aimons d’un côté cette société de consommation. C’est pour pouvoir garder ce confort que la plupart des personnes restent dans un système de “sécurité” salariale.
Le confort change
Mais, aujourd’hui, en 2026, tout ça est de moins en moins réaliste : la plupart des salaires ne sont plus suffisants pour couvrir les dépenses, les charges obligatoires et les achats de consommation qui nous plaisent tant. Le confort a maintenant changé de place et ça, peu de personnes sont prêtes à l’accepter. Aujourd’hui le confort, ce n’est plus d’aller au restaurant ou au cinéma, c’est de faire un plein de courses avec fruits et légumes frais + viande.
Pourtant, il est délicat de changer de vie, de couper cette corde invisible. C’est là que jouent un rôle important les croyances transmises de génération en génération. Elles sont transmises par les chocs de la guerre, les traumatismes, mais également par cette société de consommation elle-même.
Ne plus vouloir être productif juste pour gagner de l’argent, mais pour être créatif ou pour exister à travers nos compétences naturelles → ça ne correspond en rien à ce modèle économique, et ça bouleverse tout un arbre généalogique.
L’éléphant et la corde invisible
Vous connaissez peut-être le phénomène de l’impuissance apprise dont parle souvent monsieur Idriss Aberkane : ces fameux éléphants qui croient qu’ils sont attachés alors que la corde est une pure illusion. Cette corde a été attachée à sa patte dans l’enfance, donc ça revient à exprimer les croyances créées et programmées dans le cerveau depuis petit. Alors à l’âge adulte, l’éléphant croit profondément à son manque de liberté et n’essaiera même pas de s’enfuir.
Néanmoins, si je devais aller plus loin avec cette idée, quand un éléphant comprend qu’il est en fait libre, s’il tente de s’éloigner du troupeau, il est à la fois rattrapé par le gardien qui lui impose de nouvelles obligations et par les autres éléphants qui s’inquiètent de sa survie en dehors du cadre. C’est un troupeau d’éléphants qui se transforme en panier de crabes. C’est ce qui se produit quand tu veux devenir indépendant dans ce système et faire ce que tu aimes.
« Non, les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux. »
La liberté de l’émancipation
Croire de nouveau à sa liberté et créer son émancipation du système, c’est déconstruire l’impuissance apprise. Celle-ci est un assemblage parfait dans lequel nous pouvons croire à une liberté, mais auquel nous n’avons pas réellement accès. Nous la touchons du bout des doigts et pourtant… Alors, cette liberté peut devenir un véritable fantasme, car cette corde invisible revient toujours. Le pire, c’est que l’entourage et la nourriture médiatique viendront confirmer sans arrêt que ce n’est qu’un fantasme.
S’émanciper du système demande une âme rebelle mais également de ne pas se laisser envahir par ses propres paradoxes hérités. La corde invisible se situe en nous, il est alors indispensable de faire un travail intérieur.
Hors cadre : s’émanciper du système d’une façon ou d’une autre
Personnellement, essayer de sortir du cadre s’opère depuis l’adolescence, parce que je n’ai pas les capacités pour supporter une forme d’obligation quelconque.
Mon corps entier a un grand besoin de liberté, à tel point que je voyais l’école comme une véritable prison. J’entrais entre quatre murs et on nous enfermait jusqu’à l’heure à laquelle on devait nous mettre dans un bus pour nous rendre à nos parents.
Mis à part nous habituer à un manque de liberté et à un déficit de potentialités à faire nos propres choix, je ne comprenais pas l’utilité de ce fonctionnement et j’en étais profondément malheureuse.
On dit que l’école est une opportunité, mais pour ma part, elle l’est si elle devient un véritable choix.
La réaction des éléphants
Moi qui n’étais pas une élève assidue et qui déprimais à l’école, j’ai vu mes proches s’inquiéter pour moi. Ça aurait été plus facile pour eux si j’avais été parfaitement intégrée dans le cadre et si j’avais accepté ma privation de liberté. La réalité, c’est que je voyais tous les matins à quel point les moutons que nous étions, allaient se faire formater pour être dociles au système. Je voyais qu’on faisait déjà tous partie d’une grosse entreprise et je ne voulais pas en être.
Mais les autres éléphants me rattrapaient sans cesse, et je résistais. Dès que je le pouvais, je sortais du cadre. C’est dans cette réalité que j’ai appris qu’on ne faisait rien de ce qu’on voulait réellement, et qu’il fallait faire le deuil de ses rêves.
S’émanciper du système : ce que l’on prend soin de nous cacher
Alors, c’est vrai, j’ai un regard sombre sur tout ça, mais je pense qu’il est assez lucide. Dans ce que j’ai expérimenté et compris, le système a besoin de membres d’un rouage qui tourne. Ce qui entre alors dans ce système : le salariat en masse et les petites entreprises qui sont grandement taxées. Les grosses entreprises participent aussi, mais on ne nous apprend jamais, à l’école, à créer et à gérer une entreprise.
L’école et le salariat
Très tôt, je savais que je voulais entrer dans la vie active. Les notes, la classe, les autres élèves, le transport, les devoirs, c’était trop pour moi. En allant au lycée professionnel, je pensais naïvement apprendre comment gérer une boutique et faire tourner un commerce. L’école professionnelle, dans ma tête, c’était une chance d’avoir une ambition. Cependant, quand j’ai su que le lycée était en lien avec un hypermarché Carrefour pour nous placer en stage, j’ai compris qu’on nous formait à être de bon.ne.s salarié.e.s.
Les années de lycée avançaient et je voyais mes pensées se confirmer, rien n’allait m’apprendre à créer et à réussir mes propres projets.
De faux espoirs
Je n’ai jamais voulu devenir salarié.e. Accepter cette idée dans laquelle on allait toutes et tous vers le même objectif : faire la même chose tous les jours de sa vie jusqu’à « la retraite », c’était impossible.
Il me semble qu’on utilise toujours le même discours qu’à l’époque de nos parents pour garantir que les plus jeunes aient envie d’aller à l’école (sortie d’école avec diplôme = bon travail = bon salaire), mais c’est un mensonge. Ça, la plupart des étudiants s’en aperçoivent, le discours ne fonctionne plus.
Le seul moyen d’en tirer les bénéfices, c’est d’essayer de contourner le système en allant vers des filières plus spécifiques, artistiques ou artisanales.
Créer une entreprise = émancipation ?
Quand on veut sortir du salariat et qu’on a un grand besoin de liberté, il nous reste l’option de tenter de créer son entreprise. C’est le chemin que j’ai voulu suivre en 2022, et j’ai découvert que rien n’est fait pour nous faciliter le chemin vers l’entrepreneuriat.
Évidemment, je sais que c’est possible, mais, au final, en entrepreneuriat, on crée sa propre cage dorée parce qu’il faut payer l’État dès le premier tout petit CA. C’est alors que deux options s’imposent : faire des prix qui sont carrément élitistes ou travailler beaucoup plus d’heures. L’État prend sa part (énorme de 25% pour les prestations de services), sans même avoir aidé à la construction de ton entreprise, sans t’avoir formé, mais pour justifier la protection sociale que nous avons en France. Alors d’accord, ça ok, mais pourquoi autant sur la prestation de service ? Peut-être que c’est parce qu’il y en a de plus en plus dans le pays et que ça ne rapporte rien à l’industrie.
Le paradoxe étant que les petites structures, bien souvent, n’arrivent pas à se développer au-delà d’un certain seuil, ce qui les laisse dans une forme de précarité, ce qui ne leur permet pas de payer plus d’impôts et plus d’Urssaf au final. La dure et triste vérité, c’est qu’il faut un investissement important en énergie et en argent pour bien structurer un projet, le faire grandir et le pérenniser. C’est une difficulté monstre quand nous ne sommes pas habitués depuis l’école à réfléchir, trouver des solutions de façon autonome, créer, survivre.
Être libre, à quel prix ?
On avait presque réussi, à ce moment-là, à se défaire de cette petite corde invisible et pourtant, le gardien nous a rattrapés. Bien souvent, le coût en énergie, la difficulté puis la taxe nous découragent à rester indépendant·e·s. Il nous attache une autre obligation. Dans cette situation, on se retrouve alors à devoir travailler beaucoup plus. On n’a rien sans rien…
On pourrait croire que malgré l’argent, on est libre intérieurement. Oui et non. C’est plus compliqué que ça et ça dépend de son rapport à l’argent. Parce que pour un entrepreneur individuel, la taxe est énorme mentalement, physiquement et financièrement parlant.
Les métiers dont on te fait croire qu’ils n’existent pas
Dans tout ce formatage, certains ont fait une sortie extraordinaire du tableau (évidemment en payant toujours sa part au gardien). Je parle des métiers bien réels, et même palpables, visibles partout, et dont nous pensons qu’ils sont une pure illusion. Ce sont les artistes peintres, les dessinateurs, les réalisateurs, les acteurs, les scénaristes, les écrivains, les photographes, les vidéastes, les humoristes, les animateurs, les chanteurs, les musiciens, les danseurs, les circassiens…
Le troupeau veut très fréquemment décourager celles et ceux qui en rêvent : “pour 10 qui essaient, il y en a un qui perce”. Vraiment ? Cette phrase, dans un premier temps, sous-entend qu’il faut absolument réussir et « percer ». Alors qu’on ignore probablement qu’il existe aussi dans certains métiers une zone entre le commencement et la célébrité qui permet déjà de vivre. Certes, il est difficile de gagner sa vie, mais en est-il autrement du travail de manière générale aujourd’hui ?
S’émanciper du système par l’artistique
Au final, la voie artistique semble être la voie la plus émancipée. Pour faire ce qui est folie aux yeux de la plupart des gens, les artistes doivent abattre une flopée d’idées reçues. C’est là la première grande difficulté. Concrétiser un rêve quand on n’est pas soutenu est dix fois plus ardu.
Si l’entourage, qui est souvent frustré de ne jamais avoir vécu son plus grand rêve, laisse sa peur et sa frustration prendre le dessus, alors celui-ci restera dans l’incompréhension et se positionnera en crabe qui retient l’autre : « Tu vas pouvoir continuer comme ça combien de temps ? »
Non, les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux. Cela vient uniquement du fait que l’entourage projette des envies et des plans sur la personne en question.
Pourtant, si la réussite artistique se pointe à force de travail et de persévérance, de multiples années à entendre ce discours, certaines personnes n’hésiteront pas à changer le discours en : « Je t’ai toujours soutenu(e) ».
Porter le rêve à la réussite : est-ce de la chance ?
On dit souvent que celles et ceux qui réussissent ont de la « chance ». Mais, dans ces « on dit », on oublie généralement la partie qui regroupe la persévérance, la résilience et tout le travail nécessaire pour progresser. Ce qu’on oublie aussi, c’est qu’avant la réussite, il y a des années de sacrifices et de choix difficiles.
Mon opinion, c’est que la chance n’arrive jamais sans avoir fait ce choix de porter son rêve. C’est faire ce choix qui contredit l’entourage, qui repose uniquement sur une aspiration que beaucoup qualifieraient d’irréaliste.
C’est pourtant ce choix-là qui est à l’origine d’une potentielle réussite d’un projet et c’est un choix que l’individu doit faire seul.
La chance n’est alors qu’une toute petite partie de la surface d’un énorme iceberg de travail et de liberté d’être. La chance se provoque à coup de persévérance et de croyances.
Comment avoir cette chance ?
Pour faire des choix qui partent du cœur et orienter sa vie vers une émancipation du système toxique, le travail intérieur est un vrai point de départ. S’affranchir de ses premières barrières mentales est indispensable.
L’introspection finit par arriver sur soi en traversant des épreuves qui font énormément travailler l’intérieur. Ce chemin est difficile financièrement mais bien plus encore psychologiquement.
Plusieurs enjeux sont de taille :
- Ne pas tomber dans l’excès et transposer la volonté de performance sur son désir (écouter son corps et rester ancré)
- Trouver une façon de vivre même avec peu
- Assumer ses responsabilités malgré la situation
- Apprendre à gérer sa propre discipline
- Accepter de ne pas vivre la même vie que celle de ses voisins ou celle de ses ami.e.s (pas d’achats impulsifs, moins de confort, etc.)
- Gérer sa peur de manquer
- Faire face à sa frustration
- Apprendre à gérer son argent, surtout s’il y en a peu
- Accepter que le syndrome de l’imposteur·rice soit là et le faire quand même
- Se faire confiance et suivre ses intuitions et ne pas laisser ses peurs se freiner
- Trouver du soutien, s’entourer de personnes qui comprennent ce choix de vie
- Continuer à y croire (toujours)
Quand on dit que tout dépend de soi, c’est en réalité tous ces points à considérer.
Les idées auxquelles il faut s’accrocher
- Être soi-même, c’est vivre son désir (modeste soit-il ou non)
- Tout est possible mais tu n’es pas obligé.e d’être convaincu.e pour commencer
- Ce désir de sortir du cadre ne partira probablement jamais jusqu’à ce que tu sortes du cadre
- Les personnes bien intégrées dans le système ne vivent pas forcément mieux parce qu’elles s’achètent le dernier smartphone
La vanlife et la cabane en autogestion
Beaucoup choisissent également de s’émanciper du système en étant le moins dépendants possible de l’État.
Autogestion
L’idée est simple à comprendre : on achète un terrain, on construit une toute petite maison et on vit avec des panneaux solaires, un potager et une terre que l’on travaille, une petite ferme d’animaux, des poules, etc. C’est le retour aux bases, aux fondamentaux et ça demande également de s’affranchir des croyances que j’ai citées plus haut. Avec ce choix, on s’empêche de croire que nous manquons toujours de quelque chose.
Le principe de la vanlife = mobilité.
Il y a quand même une dépendance au carburant dans cette situation. Mais le principe est de vivre avec très peu dans un van aménagé et de pouvoir bouger pour ne jamais être au même endroit. Je ne m’y connais pas assez en vie nomade, mais il ne fait aucun doute que c’est une autre façon de se sentir plus libre.
S’émanciper en tant que femme
Les réseaux sociaux nous ont apporté une ouverture pas des moindres : une meilleure connaissance sur la santé des femmes. Finalement, ne plus suivre un modèle de contraception que la société nous a imposé, c’est déjà une forme d’émancipation.
Grâce à beaucoup de femmes qui travaillent en ce sens, nous reprenons nos droits sur nos corps et nos hormones. Je vous invite à vous renseigner sur la symptothermie.
Les ressources utiles :
articles:
- https://www.lesechos.fr/economie-france/social/video-pourquoi-le-travail-ne-paie-plus-2227180
- https://www.emancipees.com/periode-de-fecondite/
vidéos :


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