Quand la colère brulante de ton feu intérieur te dévore.
Fini le salariat, en 2022, j’entame ma vie d’auto entrepreneure libre et le Burn out pour moi appartient surtout aux salariés. J’étais loin d’imaginer que j’allais avoir autant de difficultés pour gérer mon planning, mon énergie et surtout mon mental face à la difficulté d’en vivre financièrement.
Cependant l’épuisement peut aussi se généraliser, et l’enchaînement des choses devient un engrenage infernal effréné…un engrenage qu’on se sent incapable d’arrêter.
Je vous raconte ici comment le Burn out s’est sournoisement invité dans ma vie et comment j’ai vécu cet épuisement pour enfin en sortir. Pour moi, c’est une façon d’avancer et de tourner la page d’écrire ce témoignage et de le partager avec vous.

Attention 💡 : cet article n’est pas une référence médicale, les informations concernant le burn out me concernent surtout moi et ne doivent pas servir à un auto diagnostic. Si vous vous reconnaissez dans mon témoignage, consultez votre médecin. Parlez à n’importe quel professionnel de santé disponible.
Les synchronicités et les signes
La période était déjà très anxiogène et les discours médiatique, l’entourage aussi. L’arrivée de l’automne et les difficultés financières qui ne s’arrangeait pas, mais je n’étais pas plus inquiète, j’avais construit un superbe projet, une confiance en moi, un “mindset”, j’étais contente d’avoir trouver de quoi arrondir les mois financièrement parlant avec un side job de cat sitting, j’avançais petit à petit sur un lancement dans mon entreprise de coaching de vie. Ca roulait à peu près et des choses se mettaient en place.
En fin d’année 2024 : une période ou une liste de synchronicités s’est déclenchée. Ce que j’appelle “synchronicités”, ce sont des événements en l’occurrence que l’on pourrait prêter au hasard mais qui s’emboîtent à des moments précis qui ont provoqué des émotions fortes et vont nous amener dans une direction.
Les synchronicités 💡
Les synchronicités : « J’emploie donc ici le concept général de synchronicité dans le sens particulier de coïncidence temporelle de deux ou plusieurs événements sans lien causal entre eux et possédant un sens identique ou analogue. […] La synchronicité signifie donc d’abord la simultanéité d’un certain état psychique avec un ou plusieurs événements parallèles signifiants par rapport à l’état subjectif du moment, et — éventuellement — vice-versa. »
« Une synchronicité apparaît lorsque notre psychisme se focalise sur une image archétypale dans l’univers extérieur, lequel comme un miroir nous renvoie une sorte de reflet de nos soucis sous la forme d’un événement marqué de symboles afin que nous puissions les utiliser. Nous nous trouvons face à un « hasard » signifiant et créateur. » dixit Carl Gustav Jung. source : wikipédia – définition synchronicités
Les signes de la fin de cycle
En ce qui me concerne le message était très clair et pas très joyeux : La fin d’un cycle, une page qui se tourne, la fin proche de ma meilleure amie ( ma bien aimée chatte qui a vécu 17 ans à mes côtés), la fin d’une amitié précieuse et la fin d’une activité professionnelle à côté de ma principale.
Cette histoire commence par une ambiance un peu sombre, mais ne vous inquiétez pas, derrière l’obscurité, il y a souvent des rayons de soleil qui amènent une nouvelle aube.
Je disais donc, que la vie amène des choses sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle, comme la séparation :
Quand une amie décide de rompre une amitié et que vous ne pouvez rien y faire…(j’en reparlerai dans un article dédié) ; ou alors quand l’état de santé de votre animal se dégrade et que vous ne pouvez que l’accompagner.
Les événements qui m’ont amené à l’épuisement mental
Dans l’ordre des événements en l’espace de 3 mois :
- Bidouille (ma chatte) tombe malade
- Je tombe malade (je me déshydrate presque au point de m’évanouir)
- Je vis une rupture amicale qui me blesse énormément
- Je me fais renverser par une voiture (j’ai juste quelques bleus)
- Je découvre le corps d’un chat sans vie (qui n’était pas le miens mais cela m’a grandement marquée)
- La santé de ma bidouille s’aggrave et elle décède.

Voilà une partie des épreuves que j’ai dû endurer en fin d’année dernière. Je n’étais pas seule fort heureusement. Les événements se sont produits en chaîne à partir du moment où mon chat à déclenché sa première crise de maladie du trimestres et qui nous a amené aux sessions vétérinaires incessantes.
Une course effréné
Les événements se sont enchaînés et ce que j’ai ressenti, c’est une forme d’apnée. C’était une course incontrôlable dans laquelle je ne pouvais qu’observer et effectuer des tâches les unes après les autres. J’avais une grande pression et je n’avais pas le temps de l’évacuer ou de faire pause. Je pense que la voiture qui me renverse représente physiquement ce que je vivais mentalement.

En faire toujours plus sans même le savoir
Après le cycle passé et le décès de mon amie, je restais accroché comme sans pouvoir faire autrement à une activité et une volonté de faire encore mieux qu’avant.
Pour moi, si je n’avais pas atteint mes objectifs, c’est que je ne m’étais donné assez de mal, ou alors que je ne m’étais pas prise de la bonne façon pour y arriver (je reviendrai sur cette façon de penser plus loin dans l’article). J’ai alors doublé ma charge de travail sans même le savoir. Je me suis aussi mise une pression à faire mon deuil rapidement et à aller bien sans même m’en apercevoir.
Mon syndrome du sauveur
Grâce à mon superbe syndrome du sauveur, j’ai pu aider beaucoup de personnes et cela m’a conduit vers un métier de soutien et d’aide envers les autres hypersensibles. Cela a potentiellement réparer quelque chose en moi (je reviendrai peut être plus en détail sur ce syndrome et ses inconvénients dans un autre article) alors voilà ce qui s’est produit dans l’année 2025 :
J’ai accueillie trois nouvelles personnes dans mon programme d’accompagnement de l’époque et ce gratuitement, j’ai aussi pris ma place dans un groupe de “co-développement”, alors je ne dis pas que c’est un mauvais choix mais je l’ai fait, je pense, au mauvais moment car je n’avais vraiment pas d’énergie supplémentaire pour ça, les visios et les rencontres me demandait une ressource que je n’avais plus.
Un syndrome de l’imposteur pour pimenter le mélange
C’était au final le mélange du syndrome du sauver + le syndrome de l’imposteur = “je n’en fait pas assez pour aider les autres “ et la culpabilité qui va avec (ça pourrait carrément ressembler à de la religion, n’est ce pas).
Ce syndrome, je ne savais pas vraiment qu’il était puissant en moi, c’est comme si je l’ignorais complètement. Mais quand j’allais me présenter et présenter ce que je faisais, j’avais une peur immense. J’avais peur qu’on me dise que je n’avais pas le droit.
Le côté sournois du co-développement, des formations en groupe etc, c’est aussi que cela peut potentiellement nourrir son syndrome de l’imposteur : la comparaison avec les autres → “pourquoi elles y arrivent et pas moi ?” “pourquoi elles ont des clients et pas moi ?” “ pourquoi elles vivent de leurs projets et pas moi ?” – Je me suis même menti à moi-même pour me convaincre que ça allait arriver pour moi aussi.
Alors ce que j’ai fait, j’ai encore redoublé d’efforts →J’ai lancé de nouvelles actions marketing et un rythme de création sur les réseaux sociaux pour que mon compte Instagram décolle (ce qui a bien fonctionné d’ailleurs, mais à quel prix ?).
En plus de cela à côté, j’acceptais l’opportunité de travailler mon transgénérationnel avec une thérapeute en réalisant notamment des constellations familiales. De la même façon que le co-dev, la thérapie est riche et super intéressante mais elle demandait une certaine ressource et je ne voyais pas à quel point ça allait aussi puiser dans mes réserves.
En écrivant tout ça, je me rends compte à quel point j’ai “chargé la mule”, c’est presque comme si indirectement, inconsciemment, je m’étais punie de ne “pas en faire assez”…
Les efforts paient toujours…ou pas !
Malheureusement, je n’ai pas eu les résultats escomptés professionnellement parlant.
En septembre, tous les signes me disaient de changer mon fusil d’épaule. Les potentiels clients ne s’engagent pas, je n’avais pas de nouvelles pour la plupart d’entre eux… Rien n’a fonctionné.
(Mais en réalité, bien heureusement que cela s’est produit de cette manière.)
À ce moment-là, je fais beaucoup de rêves et je vois les choses autour de moi qui évoquent des reconversions, des fins d’activités, des fins de cycle (encore), des fins professionnelles surtout partout autour de moi. Je me dis que je suis loin d’être la seule dans mon cas.
J’ai compris que je devais changer, que je devais arrêter et aller vers une autre façon de faire. Seulement je voulais trouver maintenant et vite. Je ne voulais pas abandonner mais mon corps m’y a vraiment obligé.
La fin d’un cycle
Il est venu un moment où j’ai littéralement explosé. Je me suis retrouvé dans un état qui est la version la plus obscure de moi.
Pendant les vacances d’août, mes dernières limites ont été franchies. En Juillet, j’entame en plus une formation pour apprendre le Portugais parce que mon chéri est Portugais et que l’on va au Portugal pour voir sa famille et ses amis. Ce sont d’ailleurs des connaissances qui me sont chères.
Mais cette année s’en était trop. On ajoute à cela les imprévus et oui je ne pouvais qu’exploser… L’explosion c’était une crise de mon moi sombre, une colère immense qui crée un feu dévastateur, une destruction interne violente. et viens la période de la phrase “laissez moi tranquille” “laissez moi” “foutez moi la paix” “je ne veux plus voir personne”.
Le débordement de la colère
Depuis très longtemps je ressens une immense colère qui peut me consumer de l’intérieur et elle est bien plus profonde que ce Burn out, elle vient d’autres problèmes que j’ai eu dans ma vie et que soigne en ce moment.
Une moi intérieure, une version de moi qui à commencer à crier et à parler dans ma tête en exprimant une colère envers moi-même et envers tout mon entourage. Cette moi en colère exprimait autant les limites franchies, qu’un épuisement émotionnel et physique, qu’un travail de deuil non abouti.
L’identité sombre
La Céline en colère criait dans ma tête et me faisait grandement souffrir. Elle me torturait tant que je ne la considérait pas, avec des pensées dénigrantes mélangeant culpabilité et colère : “tu es nulle” “c’est ta faute” “ça aurait du être évité” “c’est foutu maintenant” “j’y arrive pas” etc etc.
Elle utilisait la première personne du singulier bien sur.
Parfois quand je me regardais dans le miroir, je l’entendais encore plus fort et je me mettais à sangloter, j’avais envie d’exploser et de frapper dans des objets, dans des murs. La moi en colère était furieuse de mes limites franchies, elle voulait être enfin entendue mais elle voulait aussi se nourrir d’idées négatives.
J’ai dû apprendre à la reconnaître, à la nommée et à faire la paix avec elle. Oui je me parle à moi même et je parle à la version sombre de moi. Ce n’est que de cette façon que j’ai réussi à la calmer, en l’acceptant et en l’écoutant, en extériorisant, en essayant de la comprendre. C’est d’une difficulté sans appel.
La rage, la tristesse et l’agitation dans la nuit
J’ai dit à mes médecins que j’arrivais à dormir et en ce qui me concerne (uniquement moi), je préfère éviter les médicaments donc ça m’arrangeait.
La réalité c’est qu’il est vrai que j’arrivais à dormir mais à une période, juste avant mon craquage, j’avais du mal à m’endormir une fois dans le lit, je me retournais beaucoup, parce que intérieurement je bouillonnais. Le Burn out me faisait ralentir sur ce qui me faisait vraiment du bien : écrire, faire du sport, du yoga, marcher et derrière l’effet inévitable c’est la difficulté multiplié pour dormir et les angoisses qui remontent dès que je suis dans le lit.
Des cycles et des cycles, encore des cycles
A la période ou mon Burn out était déclaré alors j’arrivais à mieux m’endormir, sûrement par excès de fatigue. Puis cela à fait plusieurs vagues, et d’ailleurs tous mes symptômes et mes ressentis ont fait des cycles et des vagues différentes. Les nuits, cependant je dormais, mais je faisais énormément de cauchemars et j’étais agité, quand je me réveillais au milieu de la nuit je râlais énormément.
L’agitation traversait tout mon corps et mes rêves me ramenait la surface de mes plus grandes peurs, de ma colère et aussi des prémonitions dont je me serais largement passé.
Je pense que mon corps faisait aussi le travail pour encaisser et digérer la maladie. Ce qui n’est absolument pas reposant, malgré tout le matin je me sentais quand même bien. C’était vraiment pas confortable, mais cela faisait partie du processus.
Les rêves de soutien
Dans cette période j’ai eu aussi la joie d’avoir du soutien de ma chatte Bidouille décédée, elle se manifestait sous plusieurs formes et venait parfois se coller à moi. De cette même façon, j’ai déjà vu ma tante veiller sur moi dans les rêves, elle se positionne souvent en “spectatrice”. Et avec mon travail pour rendre mes rêves lucides, je la vois et je lui dis à quel point je suis reconnaissante.
Je sais que malgré toutes mes difficultés, qu’elles soient physiques ou psychiques, je ne suis pas seule. J’ai un soutien dans l’invisible, de l’autre côté et parfois je peux l’apercevoir et le ressentir.

Je trouve que c’est important d’avoir ce soutien et d’y croire profondément, cela nous garde, nous préserve.
Mon suivi médical et psychologique
Trouver une aide de qualité n’a pas été facile. Mon travail depuis des années sur l’hypersensibilité m’a poussé à aller contacter un spécialiste du TDAH. Seulement avec les bilans qui se font de plus en plus nombreux, les gens qui ont des prises de consciences sur la santé mentale, la communication sur les réseaux sociaux, bah les médecins sont débordés, il y a des listes d’attentes partout.
J’ai eu de la “chance” pour avoir un rdv chez mon psychiatre actuel spécialisé. Au bout de plusieurs recherches non fructueuses et surtout une peur monstre à appeler les cabinets parce qu’il arrivait que je doive parler à une personne qui me prend de haut, j’étais désespérée alors j’ai allumé une bougie pour demander à mes guides de m’aider.
Quelques jours après, j’avais trouvé un rdv chez mon psychiatre qui m’a proposé de faire un bilan TDAH (après plusieurs mois de torture et de questionnement, le bilan s’avère être positif, voir prochainement mon article sur le diagnostic).
A côté de ça, j’avais choisis une psychologue en dehors du programme “mon parcours psy”, pourquoi ? parce qu’il n’y avait pas de place !
Ça devenait compliqué de devoir téléphoner à plusieurs psychologues (je déteste toujours le téléphone) et j’étais trop anxieuse pour le faire, alors j’ai utilisé Doctolib pour prendre rdv avec une psychologue non loin de mon quartier, que je paie difficilement avec le peu d’argent que j’ai. C’est pourquoi je ne la consulte qu’une seule fois par moi pour le moment. Sachant que j’étais en arrêt depuis Septembre 2025, ma situation financière ne dépendait que du RSA.
En résumé, quels ont été les symptômes du Burn out dans mon cas ?
Avant le craquage :
- des difficultés à s’endormir le soir de plus en plus souvent
- râler de plus en plus
- diminution de l’intérêt pour mes tâches habituelles
- ne plus réussir à tenir un rythme de travail sans être exténué
- une perte de sens progressive
- une plus grande difficulté à s’arrêter même en étant épuisée
Après le craquage/crise :
- grande fatigue mentale : plus arriver à se concentrer pour apprendre une nouvelle recette par exemple et vite s’énerver
- difficulté à fréquenter des magasins, des endroits remplis de monde sans une saturation sensorielle et une crise d’angoisse
- ne plus avoir accès à sa mémoire de façon habituelle
- être totalement dans le brouillard ( ne plus savoir à quoi je sers)
- un énervement rapide et excessif, une lutte régulière contre ses propres colères
- des crises de larmes
- des réactions impulsives plus du tout contrôlable
- une amplification des symptômes TDAH
Sans médicament
Par le passé, la prise de médicament n’a fait qu’empirer les choses. Alors j’ai décidé depuis quelques années de ne plus en prendre et d’activité mes capacités d’auto guérison avec notamment la pratique sportive plus adaptée dans ce genre de situation. (Je précise que cela concerne mon expérience et que je ne fais que raconter, en aucun cas, je ne cherche à vous influencer sur la prise de médicament, c’est à réfléchir pour chaque individu).
*heureusement que je n’ai pas pris de médicament car ils auraient été incompatible avec mon TDAH
Le yoga et l’écriture pour traitement
Voilà trois semaines que je décide d’utiliser le peu d’outil que j’ai a des fins curatives et donc de ne plus me fier à mes premier ressentis sur la pratique. Le problème de la maladie c’est qu’elle brouille les signaux. Il est difficile de faire la différence entre l’écoute de son corps et la maladie qui s’installe et qui prends de plus en plus de place.
Première étape vers la guérison
Le déclic est venu avec des troubles de sommeil qui s’installaient (chose qui pour moi est très peu habituel), lors d’un soir ou la situation me mettait en colère, une pulsion vint m’aider à reprendre les choses en main. Pendant quelques semaines, je ne faisais plus d’activité, de sport, je ne mangeais plus assez varié, je n’écrivais plus tous les jours comme auparavant, et le résultat c’est que mon état empirait : mon sommeil se dégradait, les pleurs et la colère s’intensifiaient, je n’avais encore moins d’envies qu’avant.
Passer par dessus les larmes et la friction
La première reprise du yoga s’est faite dans une obligation que je me suis moi-même infligée. J’étais comme une enfant de quatre ans en train de pleurer parce que « je n’avais pas envie » et le commencement de la séance se fit dans les larmes et cette douleur de lutter contre l’immobilité face à la maladie.
Habituellement je suis contre l’idée de se forcer à ce point, je ne veux pas me forcer à quoi que ce soit… mais la, il y a autre chose qui entre dans la balance, c’est le Burn out.
Mon cerveau me trompe alors, il pourrait très bien le faire en temps normal, mais je reconnais la tromperie plus facilement. Ici, mon cerveau été redevenu enfant et il fallait s’en rendre compte pour que je puisse moi-même m’aider.
Du Yoga pour sortir de la maladie
Après quelques minutes de mouvements de yoga, mon esprit a commencé à s’apaiser et à apprécier légèrement. Le lendemain, j’ai recommencé, le surlendemain aussi. Au bout d’une semaine, la frustration était au placard, plus le temps de la laisser agir, j’ai instauré une obligation qui était devenue ma médication. Les nuits qui ont suivi, j’ai repris un très bon sommeil.

Je précise que la discipline n’a jamais été mon fort, mais ce qui m’a motivé c’est une résilience profonde, c’est cette pensée : » je ne veux plus ressentir cette douleur ». Le yoga m’a aidé à pleurer et à sortir les colères bloquées, à sortir les douleurs de mon corps pour que mon esprit puisse enfin me laisser tranquille.
Des écrits pour ranger ses pensées
En plus du yoga, je me suis également forcé à reprendre mon journal d’écriture. La friction venait avant d’ouvrir mon carnet, elle venait avant de se mettre en place, de sortir les stylos pour écrire. Puisqu’en réalité, j’ai toujours su laisser aller ma main et le stylo sur le papier. Parfois ce que j’écris me fait aussi pleurer. C’est probablement ça aussi qui fait que la friction à prendre le carnet et le stylo peut être grande.
Écrire à la main dans son journal, c’est s’écrire à soi-même, écrire sa vérité profonde, écrire pour aucune reconnaissance ou sans peur d’être jugée. C’est être face à soi, à ses pensées réelles, celles qu’on cache, celles dont on ne parle jamais. Plus la pratique est installé, plus elle est facile et naturelle.
Les blocages peuvent arriver quand il y a potentiellement un manque de mots pour exprimer une sensation, un manque de choix, un manque de clarté dans la tête (trop de voix dans la tête).
Deuxième étape vers la guérison
Mon chéri a pris pour habitude depuis cet automne d’aller marcher chaque jour pour compléter les objectifs de la fameuse montre connecté offerte pour son anniversaire. Au fil du temps, je commençais à l’accompagner quelques fois et lui a insisté plusieurs fois pour que je vienne même si je pestais avant de sortir, il s’avère qu’une fois dehors, j’étais heureuse de juste marcher.
Marcher pour avancer
Je n’ai pas tout de suite réussi à en faire une habitude quotidienne. Marcher pour voir les mêmes endroits et potentiellement croiser beaucoup de monde, c’est pas du tout stimulant pour moi. Pour contrer ça, mon compagnon choisit les chemins moins fréquentés et nous allons assez loin pour observer des animaux, des oiseaux, des éléments naturels qui changent et nous créer des surprises.
En plein hiver, nous réussissons à sortir une demie heure par jour pour marcher. C’est pas évident, c’est pas toujours plaisant de se dire qu’on va avoir froid, qu’il va faire nuit tôt, mais je me dit intérieurement « je ne veux pas revivre ma lutte intérieure de mauvaises pensées qui m’attaquent, plus je marche, moins elles sont là ». Et c’est vrai, marche c’est un moyen efficace de retrouver de la clarté mentale.
L’ultime combo pour sortir du Burn out, au final, pour moi ça été : Pleurer, écrire, faire du yoga, être suivi psychologiquement, manger varié et marcher le plus souvent possible.
Une nouvelle page
J’ai mis de la nouveauté dans mon écriture pour me stimuler : un nouveau stylo, de nouvelles pages, un nouveau cahier, puis finalement ce nouveau projet est arrivé à la suite.
L’écriture me guérit parce qu’elle m’aide à ranger mes pensées et mieux comprendre mes émotions. L’écriture m’aide aussi à capter les messages de mon guide parfois.
Voilà trois semaines que je suis ce traitement, et avec l’amour que je reçois de mon partenaire aussi, de mes proches et de mes amies, je vois de nouveau l’énergie me revenir et une acceptation du cycle qui vient à se terminer. Une guérison assemblée d’un mélange de deuils à faire, de compréhension sur ma posture en quête de reconnaissance et d’un gros syndrome de l’imposteur qui me freinait sur ma liberté de rêver.
L’utilité de ce burn out pour moi
Cette étape très sombre de ma vie, m’a forcé à apprendre à vivre sans Bidouille, à trouver un amour propre et me remettre à une écriture libre. Dans cet apprentissage, j’ai compris que j’aspirais à développer plus de créativité et j’ai du cesser de m’enfermer dans une activité qui n’était qu’une seule facette de ce que je suis.
Alors je ne dis pas que le Burn out est forcément utile pour tout le monde. Pour moi, il a été l’occasion de me poser et de voir en moi ce que je ne peux plus faire, ce que je ne peux plus être et un désir plus profond, plus enfoui sous un complexe, sous une croyance de « c’est pas vraiment possible pour moi ».
Les vérités que je ne voulais pas voir en moi, sont que je suis une autrice, écrivaine depuis toujours. Je ne suis pas une professionnelle, je ne suis pas une experte mais c’est mon ancre. Les histoires, les mots coulent en moi et je ne voulais pas croire que je puisse devenir un jour « juste une femme qui écrit ».
Dans notre époque où l’IA rédige pour nous, n’importe qui de censé me dirait d’abandonner cette idée folle. Mais j’en suis à un stade où je veux juste faire ce que mon cœur me dicte.

Les ressources qui m’ont guidé pour l’écriture de cet article
voilà les ressources qui m’ont aidé dans cette période et qui m’ont permise d’écrire cet article :
Podcast :
- Chloé bloom – écoute ton corps et ton énergie : quand ralentir et quand accélérer ?
- J’ai peur donc j’y vais – Le syndrome du sauveur : et si vous arrêtiez de porter le poids des autres?
- Dialogue de Fabrice Midal – Trouver son chemin – Thomas Sammut – dialogue #197
Lecture :
- Natacha Calestreme : La clé de votre énergie

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